Du « Valadon », on en prend à 13 h 30 en général. Un médicament bien connu des marcheurs, mais celui-ci à prescrire sans modération. C’était, jeudi, le nouveau départ pilatois que proposait Jacques, l’apothicaire, faisant la part belle aux sapinières bien jardinées et même certifiées, sur des chemins forestiers en fin de débardage mais pas du tout cabossés. La surprise a été, bien que l’on ne s’y attendit pas du tout, de se retrouver sans s’en rendre compte sur le crêt de Chaussitre. Voici, depuis cette sublime prairie d’estive, un énorme panorama, pour l’heure nimbée au loin d’un air de Sahara diffus. La croix qui nous regardait descendre, ce fut pour certains un chemin de même nom. Sur un plan incliné à 19 %, les genoux se sont rappelés à notre bon souvenir. Au final, le médicament est bien passé. On en reprendra ! N’est-ce pas le début d’une addiction ?