Partis dans les vignes à une heure encore douce, nous n’avons pas senti peser l’ascension à la madone de Champdieu comme nous l’avions vécu une autre fois. Puis le bois que nous avons traversé pour achever la montée nous a laissé une brève impression de fraîcheur. Par bonheur, le ciel ennuagé nous a préservé de l’ardeur du soleil en traversant à nu le long plateau qui nous offrait deux paysages au choix, de part et d’autre du chemin. En descendant tranquillement, quelques mûres égarées, puis après l’avoir contourné dans les champs moissonnés, nous avons pénétré dans le village fortifié non sans contourner les murailles et les douves, aujourd’hui colonisées. Entrant dans le site historique par la porte de Bise, un homme nous a tiré par la manche pour nous amener dans les dessous du prieuré bénédictin où se trouve un improbable musée, de la brique. Plus de mille briques de toutes provenances tapissent les murs. Nous avons rejoint d’ici la galerie du cloître, bienveillante tandis qu’il se mettait à tomber quelques gouttes. Notre traversée du réfectoire des moines, de l’église et de la crypte magnifique du XIe, a laissé le temps aux nuages de s’ébrouer. En sortant, plus une goutte, mais du vent qui nous a accompagnés pendant le pique-nique près de la madone où nous sommes remontés, en voiture cette fois. Nous avons salué la vierge et d’en haut le village pour finir poliment, en toute satiété.
Daniel
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