A cette rentrée du PLCQ toutes les classes n’étaient pas pourvues. En l ’occurrence celle du GR qui dut fermer faute d’effectifs. Nous étions seulement deux à vouloir suivre ce cours et dûmes alors redoubler dans la classe PR en partance pour La Chapelle d’Aurec. Malgré le sureffectif, élevé dès lors à 39. On s’est précipité dans un vallon, à cloche-pied sur les rochers du chemin quand l’un de nous a voulu le faire à pieds joints. Il a chuté, sans gravité heureusement, bien qu’on ait cru le pire arrivé tant on s’afférait autour de lui pour le soigner. C’était Gérard, marcheur et guide émérite, on l’en verra plus tard récompensé. Ses souliers s’étaient accrochés ensemble, les contraignant à rester joints. Ce fut traduit par ce trait poétique : « quand les chaussures font l’amour… ». Nous avons franchi une rivière fantôme, à pieds secs, et gravi une rude pente, heureusement dans un bois. Le soleil nous attendait à la sortie et nous a guère lâché du voyage, au milieu des champs et des travaux d’arrière-saison : la récolte du maïs. Un joli ballet de machines vrombissantes faisait lever la poussière du chemin. Malgré un petit vent coulis, la chaleur insistante commençait à peser sur bien des organismes. Les pas devenaient pesants et le but lointain… Enfin on a sifflé la récré.
Daniel
Ajouter un commentaire
Commentaires