Au sortir du château de Bouthéon, nous avons commencé par une noire (la Côte-Noire). Ça descend bien en effet. Dans la plaine maraîchère nous avons trouvé la Loire nonchalante mais vive encore, ça fait plaisir de voir une rivière couler. Dans le vaste parc d’Andrézieux, personne. Sur la digue, quelques promeneurs, un chien affable les devançant, des vélos qui font s’écarter notre groupe assez compact, animé d’un pas vif dans les allées bien droites et plates. Après avoir passé le pont d’Andrézieux, celui magistral de la voie ferrée, puis le confluent du Furan, on remarque des anneaux de fer fichés dans un mur. Ils témoignent de la présence d’un port ancien, aujourd’hui disparu. C’est ici que le 30 avril 1827, souvenez-vous, arriva le premier convoi de charbon roulant sur la ligne de chemin de fer toute neuve, première du genre en Europe continentale. Un homme nous a raconté en détail cette histoire qu’il avait couchée sur des panneaux que nous étions en train de lire contre le mur. Le pont Pascal-Clément nous attendait bruyamment, on en est redescendu pour retrouver le calme des bords de Loire à l’ombre bienveillante de la forêt alluviale. Que du bonheur sur ce chemin docile louvoyant entre étangs et fleuve. Revenus par le parc d’Andrézieux sur le côté opposé, on traverse cette extrémité bien découverte de la plaine du Forez où le regard se noie dans une mer de poireaux tandis que les pas s’activent - c’est tout droit - pour s’élancer d’un coup de rein par la Côte du Coutarat jusqu’au plateau. Un climat tout en douceur a baigné cette fois-ci notre balade.
Daniel
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